Les graffitis du rapprochement

Je vais vous raconter un anecdote amusante, qui permettra aux jeunes adultes lecteurs de ce témoignage de voir que leur quotidien n’est pas si original que cela. Avant les tchats et autres forums de discussion il existait un mode de communication alternatif nommé le graffiti.

Voyage évocateur de souvenirs

Il y a quelques jours, j’ai pris le TGV direction Lyon, je devais rencontrer une Lyonnaise pour un plan cul Rhône. Cela peut paraitre fou à l’époque des applis mobiles de rencontre, mais je n’aime pas laisser passer une occasion. Je suis un homme divorcé de 55 ans et les occasions de rencontres cochonnes sont rares. J’ai donc répondu à cette fille de Lyon malgré la distance, le plan me paraissait sérieux. Le voyage était plutôt ennuyeux mais avant d’arriver à la gare, une envie pressante m’a poussé vers les toilettes.

Un graffiti bien osé

Ce court instant passé dans les toilettes du train a pourtant fait ressurgir des souvenirs profondément enfouis en moi. Quelques mots étaient écrit sur le mur des WC, le message était : Jolie femme en manque de sexe veut rencontrer un homme vicieux, ici même, jeudi 17 à midi. Je n’ai bien sûr pas pensé un seul instant que le message était réel, encore moins qu’il était écrit par une femme. Je n’aurais même pas du y faire attention, mais je n’en croyais pas mes yeux.

Méthode alternative de faire une rencontre

J’avais du mal à croire que cela pouvait encore se faire à notre époque, en France, dans le département du Rhône. Mais une certaine nostalgie s’est emparée de moi en lisant ce petit mot. Il faut dire que la manière de rencontrer des femmes ou des hommes a bien changé. L’époque où l’on tentait de rencontrer des partenaires de sexe, en laissant un graffiti cochon sur un mur est bien révolue.

Le graffiti art vulgaire sublimé par certains

Ces petit messages à la durée de vie limitée étaient souvent rédigés sur un mur. Les mots étaient parfois accompagnés ou illustrés d’un dessin plus ou moins réussi. Les graffitis n’étaient pas des œuvres d’artistes, c’était juste des messages obscènes, souvent rigolos. On en retrouvait par centaine dans le métro à Paris, ou dans les toilettes pour dames dans les cafés. Les homosexuels en recouvraient toutes les parois des pissotières.

Un moyen ancien de communiquer en gardant l’anonymat

On a du mal à y croire, mais écrire des graffitis était un moyen de communication comme un autre. Un bon moyen de faire connaitre ses désirs sexuels à des inconnu(es). Avant internet où le minitel, les hommes avaient bien plus d’imagination et d’espoir qu’aujourd’hui.

Il y a moins de 40 ans, cela n’avait rien de choquant ou débile de laisser quelques mots indiquant une pratique sexuelle, une heure, et un lieux de rdv sur un mur. Cela marchait même parfois, on pouvait faire quelques rencontres par an, rien qu’en écrivant sur les murs.

La technologie a repris le flambeau

De nos jours les gens ne se donnent plus la peine d’écrire ce genre de messages, et aucune fille n’y répondrait. Pour rencontrer une fille, il faut passer une annonce bien rédigée, créer un profil détaillé, tchatter pendant des jours, écrire des centaines de messages. Quand je pense qu’on a besoin d’une technologie de pointe pour obtenir le même résultat qu’avec un crayon, il y a 50 ans. Ce n’est pas pour me plaindre, mais on marche sur la tête.

Lucy Pregan
Lucy Pregan

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